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 Enseigner une DNL, favoriser l'alternance des langues (article J Duverger)

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Vincent Parbelle
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MessageSujet: Enseigner une DNL, favoriser l'alternance des langues (article J Duverger)   Sam 4 Avr 2009 - 5:09

C'est le titre d'un article de la revue Le français dans le monde.
Citation :
L'auteur de cet article met en avant le fait que l'enseignement des « disciplines dites non linguistiques » dans le cadre des sections bilingues a ses spécificités et qu'il appelle à la création d'une didactique qui lui soit propre et qui passe notamment par l'alternance des langues.
Il y a dans le commentaire une phrase qui devrait faire boire du petit lait à J-Marc Brauer Very Happy

On trouvera le résumé et le lien vers l'article sur le site Emilangues :
http://www.emilangues.education.fr/actualites/2009/enseigner-une-dnl-favoriser-lalternance-des-langues
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phys-chim
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MessageSujet: Re: Enseigner une DNL, favoriser l'alternance des langues (article J Duverger)   Sam 4 Avr 2009 - 13:24

Citation :
il n'existe pas à l'école de disciplines qui soient non linguistiques ; d'où le parti pris de parler ici de « disciplines dites non linguistiques » (DdNL) à l'instar de Laurent Gajo (2007), en attendant une dénomination plus acceptable".

Pardi ! c'est le bon sens même ... tout comme il n'y a pas d'enseignant qui mérite la qualification de "non linguiste" . Dénomination quelque peu réductrice, qui découle de cette terminologie du "non quelque chose" " issue des têtes pensantes du Ministère et probablement d'IPR de LV voire de doctes doyens, qui devaient penser à autre chose lorsqu'ils ont pondu leurs brillantes réflexions.

Mais malheureusement, je ne pense pas que la terminologie puisse évoluer ... elle est gravée dans le marbre des publications officielles depuis tant d'années ... et dans ce domaine reconnaitre qu'on a pu commettre des maladresses (pour ne pas dire le mot tabou "des erreurs") il faudra bien quelques siècles. lol!

On trouve cependant sur le site Emilangues ... l'acronyme EMILE (Enseignement d'une matière par l'Intermédiaire d'une Langue Etrangère) et j'avais proposé de remplacer Discipline Non Linguistique par Seconde Matière à Apport Linguistique.

Pour ce qui est du contenu de l'article lui-même ... je ne l'ai encore que lu en diagonale.
Je ne donnerai donc mon point de vue plus "réfléchi" qu'après m'y être replongé.
Mais je peux d'ores et déjà dire que la pratique de séquences en faisant volontairement l'alternance du français et de la LV ne me parait pas un objectif en soi à théoriser.
AMHA on doit tendre au contraire à "l'immersion linguistique", ce qui effectivement est difficile aussi bien pour le prof de DNL, que pour les élèves.
Il faut être attentif au "perçu" des élèves, ne pas hésiter à ré-expliquer avec gestes, vocabulaire plus simple, reformulation, et ne recourir à une formulation en français qu'en dernier recours. Le curseur de tout cela étant à placer en fonction de sa propre aisance linguistique d'une part et d'un non-tabou à utiliser le français lorsque cela peut débloquer une situation d'autre part.
Je reviendrai sur une analyse plus détaillée.
Et bien sûr je serais content d'avoir les avis de collègues aussi bien de DNL que de LV study
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Vincent Parbelle
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MessageSujet: Re: Enseigner une DNL, favoriser l'alternance des langues (article J Duverger)   Sam 4 Avr 2009 - 16:45

J'ai donné le lien, mais moi aussi, j'ai lu l'article en diagonale.

Mon avis brut est que les articles de ce type qui paraissent dans Le français dans le monde ont souvent en tête une situation de bilinguisme beaucoup plus avancée que celle que nous rencontrons dans nos sections euro. Chez nous, les élèves bataillent encore beaucoup avec la langue 2.

Je vais lire en détail et poster un avis plus réfléchi.
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phys-chim
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MessageSujet: Re: Enseigner une DNL, favoriser l'alternance des langues (article J Duverger)   Sam 4 Avr 2009 - 17:47

Vincent Parbelle a écrit:

Mon avis brut est que les articles de ce type qui paraissent dans Le français dans le monde ont souvent en tête une situation de bilinguisme beaucoup plus avancée que celle que nous rencontrons dans nos sections euro. Chez nous, les élèves bataillent encore beaucoup avec la langue 2.

Paradoxalement .... j'ai un sentiment inversé.
Prôner le bilinguisme comme le fait l'auteur Jean Duverger .... cela signifie que l'on pense que l'aide du français est absolument indispensable, et qu'il faut donc "délayer" la langue 2 avec de nombreuses références à la langue 1.

Je suis à peu près convaincu d'ailleurs que l'auteur place sa réflexion dans un cadre qui n'est pas véritablement celui de la DNL dans les sections européennes.
Son propos ne s'inscrit pas dans les modalités de la DNL (enfin .... telles que prévues dans les textes soit un horaire EN PLUS de la matière qui est enseignée en français, et il développe un processus où l'objectif est d'enseigner la matière pendant son horaire-matière normal mais dans la LV.(en fait un panachage des deux langues)
Ce qui n'est pas la situation normale même s'il est vrai que certains établissements ont adopté cette pratique qui AMHA est une dérive par rapport aux textes.

Je cite en vrac et sans être exhaustif :
Citation :

- les professeurs de DdNL, sauf cas particuliers, peuvent ne pas avoir une
maitrise de la langue 2 suffisante pour soutenir continûment un discours en langue étrangère – ce n’est pas leur métier, et cela ne manquerait pas d’avoir des effets négatifs au niveau de l’apprentissage de la discipline.

- quand on est professeur d’une discipline, il semble qu’il soit naturel et convenable de mettre en premier objectif l’enseignement de sa discipline, et donc de s’attacher, via l’enseignement bilingue, à chercher en priorité à améliorer l’enseignement/apprentissage des concepts de sa matière, pour, en second lieu, viser des bénéfices linguistiques et favoriser, in fine, les ouvertures culturelles.

- Il n’est naturellement pas question pour autant de s’écarter, dans les cours à préparer, du programme officiel de la région ou du pays dans lequel se situe la section bilingue.

En section euro ... on n'est pas en "section bilingue".
Enfin ... si on ne se trouve pas en situation de dérive (j'insiste) par rapport aux textes officiels (c'est la référence incontestable sur les modalités, les pratiques).
Si on est "dans les cordes des textes officiels", alors on a une latitude pour aborder en LV, des notions qui ont été déjà enseignées et conceptualisées en français dans le cours normal. Cela n'interfère pas , au contraire : cela renforce.

En démarrant en seconde on peut s'appuyer sur des notions vues en collège (et je ne vois pas de matières y compris techniques qui ne puissent le faire).
On peut ensuite s'appuyer sur les notions vues en début d'année (un décalage d'environ 2 mois parait largement suffisant pour que les concepts aient été intégrés) et on peut s'appuyer dessus (mais certes ne pas refaire le même cours en LV)
On est moins "contraint" par le programme officiel, l'horaire de DNL est réduit (généralement 1 h) , on ne peut que balayer certaines notions du programme, mais on peut participer à leur conceptualisation, à une meilleure compréhension et intégration, en les abordant par d'autres "entrées" plus liées à l'actualité, à des thèmes motivants, avec des supports différents (document vidéo, recherche sur le web etc ...) qui ne sont pas forcément utilisés/développés par le professeur de la matière en français (faute de temps ... car lui doit traiter tout le programme et se centrer sur le coeur de ses objectifs)

Voilà quelques éléments de réflexion supplémentaires sur le texte ...
je suis conscient que les particularisme et la diversité des sections euros feront que les interprétations seront diverses suivant les situations dans lesquelles les collègues enseignent la DNL en section euro.

Mais je reste persuadé que l'immersion linguistique est le mieux (les deux langues ne sollicitent d'ailleurs pas les mêmes parties du cerveau) ... et il serait paradoxal qu'on puisse mieux gérer l'apprentissage de la LV en 1 h de DNL qu'en x heures de matière bilingue What the fuck ?!?
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caroline.prevot
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MessageSujet: Re: Enseigner une DNL, favoriser l'alternance des langues (article J Duverger)   Dim 5 Avr 2009 - 16:35

J'ai suivi 3 stages de 2 semaines récemment pour l'enseignement de la DNL, il vont tous dans le sens Content and Language Integrated Learning (CLIL) :
http://ec.europa.eu/education/languages/language-teaching/doc236_en.htm

N'en déplaise aux puristes du 100% LV durant l'enseignement de la DNL, ce n'est pas nécessairement le plus efficace. Que le prof débite sa super LV est très bien pour lui et l'IPR qui l'écoute. Mais il faut se demander si c'est bien dans cette situation que les élèves apprennent et retiennent le maximum.
Rien n'est moins sûr.

A voir mes élèves en activité se dépêtrer avec le contenu (en utilisant la LV mais parfois en étant obligés de revenir à leur langue maternelle), je ne peux que constater qu'ils le retiennent.

Perso, j'anime bien sûr le cours de DNL en anglais, mais en situation de blocage, le français permet souvent de lever efficacement une ambiguité de contenu. Ma jeune collègue de LV le fait aussi.
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Nautica
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MessageSujet: Re: Enseigner une DNL, favoriser l'alternance des langues (article J Duverger)   Dim 5 Avr 2009 - 16:45

Dans mes sections bilingues, j'explique parfois (rarement) en français quand je vois que le message ne passe pas. Quand les élèves me demandent le sens d'un mot, je donne la traduction en français, mais parfois le terme exact ne me revient pas et je me lance dans des explications dans la langue qui m'inspire le plus sur le moment...

Sinon, pour ce qui est des sections internationales: la question ne se pose pas; je ne comprends même pas ce qu'elles viennent faire dans le tas.
Car: il y a une section anglaise où les élèves sont Anglais/parfaitement anglophones et le prof Anglais aussi. Souvent le prof ne parle pas un mot de français. Pareil en section allemande, russe, japonaise et tout ce qu'on voudra. Ces élèves se retrouvent mélangés pour les cours "français": maths, physique, français, arts pla etc. Que voulez-vous que le prof se lance dans une alternance??? Ce sont en général les élèves qui expliquent aux (presque) non-francophones...
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phys-chim
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MessageSujet: Pas de formalisme : de l'expertise   Dim 5 Avr 2009 - 17:09

caroline.prevot a écrit:


N'en déplaise aux puristes du 100% LV durant l'enseignement de la DNL, ce n'est pas nécessairement le plus efficace. Que le prof débite sa super LV est très bien pour lui et l'IPR qui l'écoute. Mais il faut se demander si c'est bien dans cette situation que les élèves apprennent et retiennent le maximum.
Rien n'est moins sûr.

Bonjour Caroline,
Les débats prennent corps ... les points de vue s'ajoutent cheers
Je ne suis pas un intégriste du 100 % en LV.
Je rappelle le passage de mon post .... initial , dans lequel j'avais essayé d'être plus nuancé ... mais peut-être pas pour autant assez clair Mr. Green :

Citation :
la pratique de séquences en faisant volontairement l'alternance du français et de la LV ne me parait pas un objectif en soi à théoriser.
AMHA on doit tendre au contraire à "l'immersion linguistique", ce qui effectivement est difficile aussi bien pour le prof de DNL, que pour les élèves. Il faut être attentif au "perçu" des élèves, ne pas hésiter à ré-expliquer avec gestes, vocabulaire plus simple, reformulation, et ne recourir à une formulation en français qu'en dernier recours. Le curseur de tout cela étant à placer en fonction de sa propre aisance linguistique d'une part et d'un non-tabou à utiliser le français lorsque cela peut débloquer une situation d'autre part.

Comme le dit Nautica, on a des "munitions" avec la gestuelle, le petit dessin au tableau, les reformulations, les "stratégies de contournement" les "détours pédagogiques" (qu'on sait utiliser dans notre pratique en français).

Bien sûr si on n'y arrive pas, une traduction peut-être la solution. Mais je pense que c'est celle de facilité trop souvent attendue par les èlèves. Certes c'est exigeant pour eux .. car ils doivent maintenir leur attention pour percevoir le message (mais cela continue à faire travailler la LV).
on peut aussi demander une reformulation par un élève qui a compris.
Et avec l'expérience on se rend compte que ceux qui décrochent le plus, ce sont plutôt les "occupés à autre chose qui n'ont pas entendu la moitié des explications" que ceux qui se mobilisent pour surmonter les difficultés (rien de neuf ... bien sûr)

Et comme j'ai essayé de le dire aussi ... l'enseignant gère cela en fonction de ses propres possibilités linguistiques (j'ai parlé de curseur). Donc il aura peut-être besoin de recourir à la traduction lors d'une première séquence ... mais avec l'expérience acquise (ce que Kirsten a expiqué dans un post dans la partie SVT sur ses pratiques) on connait plus de vocabulaire, plus de synonymes, plus de techniques explicatives, et la fois suivante on s'en sort mieux.
Donc AMHA le recours à la traduction n'est pas une panacée ... et de plus, le curseur est dynamique : pour la même séquence, suivant le public et ses réactions, suivant son propre bagage et sa propre expérience, on procédera en plaçant le curseur de cette pratique différemment.
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